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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 10:02
LA SOLIDARITÉ CRIMINALISÉE ?

Aucun être humain n'est étranger sur terre. C'est pour cette si évidente raison que de plus en plus de nos concitoyens viennent spontanément en aide aux milliers d'exilés et immigrés parvenus jusqu'à nous afin d'échapper aux guerres ou à la misère. Seulement voilà, en cette nouvelle année 2017 qui draine tout un lot d'incertitudes liées à la situation politique de notre pays ainsi qu'aux fractures européennes qui s'esquissent sur fond d'extension des populismes xénophobes, il est à craindre que les manifestations de notre solidarité indispensables à protéger la dignité et les droits fondamentaux d'autres êtres humains finissent par se transformer en un véritable défi du fait que cette cohésion indispose nos pouvoirs publics qui cherchent par de multiples leviers à discréditer celle-ci :  http://www.lacimade.org/la-solidarite-criminalisee/

 

Alors que près de 9 personnes réfugiées sur 10 sont accueillies par des pays pauvres ou en voie de développement, il serait inconcevable d'abandonner un seul migrant en quête de solidarité aux mains de ceux pour qui les lois nationales priment sur la légitimité que revêt le devoir d'assistance. (1) 

 

La Rédactiion d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

(1) Bilan de la demande d'asile dans le monde en 2016 : http://www.lacimade.org/premier-bilan-de-la-demande-dasile-en-2016/
                                                    

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 14:26
LE PARLEMENT EUROPÉEN DÉFEND UN LIBRE-ÉCHANGE DÉVASTATEUR
 
La lutte contre le CETA a donné lieu à une très fort mobilisation citoyenne et politique. Quelques heures après le vote, suivez le décryptage avec trois députés européens, en direct du Parlement européen de Strasbourg, Michèle Rivasi ( Verts-ALE ), Eric Andrieu ( Socialistes et Démocrates ) et Patrick Le Hyaric (GUE-GVN). Un débat animé par Jean-Jacques Régibier.
 

 

                                              Diffusé en direct le 15 février 2017

 

                                              https://youtu.be/XCjAznlfAdQ?t=255

 

 

LES CONSÉQUENCES DE CE VOTE

La réaction de notre parlement national n'a pas tardé à se faire attendre

La réaction de notre parlement national n'a pas tardé à se faire attendre

                                        SAISINE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

 

En réponse à cela, 107 députés de notre parlement national on saisi le Conseil constitutionnel afin de lui demander si ce projet est conforme au libellé de notre Constitution. On sait qu'une saisine peut être déposée lorsque au moins 60 parlementaires s'emparent d'un sujet traitant de la conformité d'un projet avec notre loi fondamentale. La saisine ayant été déposée le 22 février  (Affaire 2017-749 DC), les sages auront donc jusqu'au 22 mars 2017 pour faire valoir la conformité ou le rejet de cet accord avec la pierre angulaire de notre vivre-ensemble qu'est notre Constitution.

 

Le site Les NEWS de gauche (http://newsdegauche.fr/) relève que l'on avait déjà largement discuté du rapport Veblen paru peu avant le vote de la Commission européenne, et que ce dernier détaille sur 5 pages les parties supposées inconstitutionnelles du traité de libre échange entre le Canada et l’Union Européenne.  En résumé :

 

  1. Principe d’égalité : le fait que seuls les investisseurs étrangers puissent porter plainte devant un tribunal international pose la question du principe d’égalité devant la justice.
  2. Les conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale : en créant des comités, mixtes ou pas, qui seront dotés de compétences non rattachées au droit européen ni à celui des états membres, le CETA réduit les conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale .
  3. Principe de précaution. Inscrit dans la constitution depuis 2005, ce principe ne voit aucune garantie de son respect par le CETA.

  

 

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 13:48
L'autoroute A 63 et ses traditionnelles colonnes de poids lours à hauteur de la commune d'Urrugne.  Photo : Sirius

L'autoroute A 63 et ses traditionnelles colonnes de poids lours à hauteur de la commune d'Urrugne. Photo : Sirius

 

 

Et un nouveau pic de pollution aux particules fines !! Un de plus !!

 

Et pourtant, un silence de plomb succède à une omerta assourdissante.

 

Voilà comment on peut résumer l'attitude des médias et de nombre de politiques concernant l'épisode dramatique de cette pollution qu'une bonne partie de notre pays traverse depuis plus d'un mois.

 

Pas un mot ou presque rien sur les ondes, dans les journaux, sur la responsabilité du transport de marchandises par route dans cette catastrophe écologique.

 

Or les poids-lourds, qui représentent 5 % du kilométrage parcouru en Île-de-France, rejettent 31 % des émissions d'oxydes d'azote dans cette région.

 

Pour les particules (PM10) (1), les émissions moyennes d'un poids-lourd sont similaires aux émissions de plus de 60 véhicules particuliers essence.

 

Le 22 décembre dernier, sur la seule onde de France Inter, la ministre de l'environnement Ségolène Royale (invitée dans le 7/9 de Patrick Cohen) et le maire écologique de Grenoble, Eric Piole (invité dans le 13h) font l'impasse tous les deux sur ces chiffres et sur les conséquences désastreuses d'un tel choix politique.

 

Pourquoi ?

 

Car les poids-lourds n'ont pas envahi nos routes sans qu'il y ait des responsables.

 

En 2016 en effet, plus de 85% des marchandises sont transportées par la route, à peine 10% par le rail. Et il a fallu à peine une quinzaine d'années pour casser le fret ferroviaire.

 

Pourquoi ?

 

Le CE SNCF FRET avec le cabinet d'expertise Emergence ont réalisé une étude et un film sur cette catastrophe économique et écologique.

 

Les médias encore une fois n'ont pas relayé le travail de ces lanceurs d'alerte. A peine quelques mots dans l'Huma, rien ailleurs.

 

Pourquoi ?

 

Alors si vous voulez entendre un autre son de cloche, regardez ça en premier :

 

https://www.youtube.com/watch?v=3-50vk15Q0o

 

pour ensuite voir ça :

 

https://www.fret21.org/

 

Et faites le savoir !

 

Gilles Balbastre, réalisateur de « Transport de marchandises : changeons d'ère ! »

 

(1)  http://www.respire-asso.org/particules-en-suspension-pm10-pm-25/

 

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 21:47

 

 

       LES ARGUMENTS BOOMERANG D'UN        CANDIDAT À LA PRÉSIDENCE SUPRÊME

                                

Rattrapé par deux affaires d'emplois présumés fictifs de son épouse en tant qu'attachée parlementaire au service d'élus de l'Assemblée nationale mais aussi au sein du holding Fimalac (1) qui contrôle entre autre l'agence de notation Fitch Ratings, propriété du milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, proche du couple Fillon, le candidat à la Présidence de la République François Fillon semble devoir s'attendre à provoquer un nouveau discrédit sur nos institutions représentatives si les révélations du Canard enchaîné devaient être confirmées par le Parquet national financier qui vient de se saisir de la partie de ces affaires où l'épouse Fillon a été généreusement rétribuée avec de l'argent public.

 

Comment expliquer que dans une famille si profondément imbibée des préceptes de chrétienté on aurait pu ignorer l'un des fondements de la rectitude qui dicte qu'un "bien mal acquis ne profite jamais" ?

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

(1)  En tant que salariée littéraire auprès de La Revue des deux Mondes, également propriété du groupe.

 

 

Citation de François Fillon lors d'un meeting à Poitiers le 20 septembre 2012

Citation de François Fillon lors d'un meeting à Poitiers le 20 septembre 2012

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 20:42

SANTÉ  ÉGALITAIRE ET SOLIDAIRE

 

Choisir la Sécu comme complémentaire, est-ce vraiment réaliste ?

 
                                               Par André Grimaldi

                                                            26 janvier de 2017



Vous n'avez pas encore signé la pétition pour refuser la privatisation du financement des soins courants, hors maladies graves et de longue durée, que proposait initialement François Fillon. Les candidats à l’élection présidentielle qui ne s’engagent pas à garantir au cours du prochain quinquennat au moins le taux de remboursement actuel, sont près à rompre le consensus républicain scellé en 1945.



Le compromis historique de notre modèle de financement comportait un double financement : 80% par la Sécu et 20% à la charge du patient, soit directement de sa poche, soit par la souscription à une assurance privée complémentaire le plus souvent mutualiste.

 

Où en sommes-nous aujourd’hui ? Les complémentaires remboursent 13,5% des dépenses de santé tandis que la Sécu prend en charge en moyenne 76,5% de l’ensemble des dépenses. Mais si elle rembourse a plus de 90% les maladies graves et de longue durée (ALD) elle rembourse en moyenne à moins de 50% les soins courants (et beaucoup moins les soins dentaires, d’optique et d’audition). Il y a donc un risque important de fragilisation de la solidarité entre les personnes bien-portantes souvent jeunes et les malades souvent plus âgés.

 

D’autant que, comme tous les grands pays développés, nous allons devoir dans les années à venir augmenter nos dépenses de santé pour permettre à tous d’avoir accès aux progrès médicaux. Pour qu’une large majorité de la population consente à cette augmentation des ressources consacrées à la santé, il faudra parallèlement réduire les gaspillages (les doublons et les prescriptions injustifiées) et les rentes que perçoivent certains industriels et prestataires de santé. Il faudra aussi réduire les coûts de gestion : 7 milliards de frais de gestion de la Sécu auxquels viennent s’ajouter 6.8 milliards des assurances privées complémentaires. Un des moyens serait de permettre à ceux qui le souhaitent de choisir la Sécu comme complémentaire.

 

On objecte souvent sa prétendue complexité à l'idée que la Sécurité sociale puisse être choisie comme complémentaire. Pourtant quoi de plus simple que de faire rembourser la totalité des soins par un seul financeur ?

 

Cela évite les doublons entre l'assurance maladie obligatoire et l'organisme complémentaire. Cela économise des frais de gestion. Cela permettrait même, si nous avions tous la Sécurité sociale comme seul financeur, d'économiser de considérables dépenses de marketing et de publicité imposées par la concurrence entre organismes complémentaires. Cela simplifierait considérablement le travail des professionnels de santé libéraux, des officines de pharmacie, des laboratoires de biologie comme des cliniques et des hôpitaux qui n'auraient plus à rechercher auprès de centaines d'organismes complémentaires l'interlocuteur prenant en charge une partie des frais.

 

En fait, ce système est déjà appliqué depuis 1946 avec succès dans une région. Le régime d'assurance maladie d'Alsace Moselle joue, en effet, un rôle d'assurance complémentaire pour une partie des soins. Enfin, les bénéficiaires de la CMU complémentaires ont le droit de choisir pour leur protection complémentaire, soit une mutuelle ou une compagnie d’assurance, soit une complémentaire gérée par la Sécurité sociale. Et à 95%, ils choisissent la Sécurité sociale.
En réalité, la complexité tient à l’obligation d'avoir deux financeurs différents pour le remboursement des mêmes soins !

 

Nous vous remercions d’avoir signé la pétition, de continuer à la faire signer et de diffuser (et discuter) nos propositions pour une refondation de la Sécurité sociale

Le Collectif pour une Santé
Égalitaire et Solidaire

 

Signer la pétition :  https://www.change.org/p/pour-la-securite-sociale?recruiter=31986063&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

 

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 22:53
COMPTE-RENDU DE RÉUNION SUR LA RÉVISION DU PLAN DES RISQUES DE SUBMERSION MARINE SUR HENDAYE ... voir la rubrique "ENVIRONNEMENT".
Tribunal de grande instance de Nice (Alpes-maritimes), le  23 novembre 2016. La foule s'amasse sur le parvis pour soutenir Pierre-Alain Mannoni.  " Mon geste n'est ni politique ni militant, il est simplement humain et n'importe quel citoyen lambda aurait pu le faire ", explique simplement ce "justiciable", enseignant-chercheur à la faculté Antipolis de Nice, qui risque 6 mois d'emprisonnement avec sursis. (Photo : AFP / YANN COATSALIOU)

Tribunal de grande instance de Nice (Alpes-maritimes), le 23 novembre 2016. La foule s'amasse sur le parvis pour soutenir Pierre-Alain Mannoni. " Mon geste n'est ni politique ni militant, il est simplement humain et n'importe quel citoyen lambda aurait pu le faire ", explique simplement ce "justiciable", enseignant-chercheur à la faculté Antipolis de Nice, qui risque 6 mois d'emprisonnement avec sursis. (Photo : AFP / YANN COATSALIOU)

 

       LORSQUE FAIRE PREUVE DE SOLIDARITÉ DEVIENT        

UN ACTE DÉLICTUEUX

 

 

Alors qu'un petit État comme le Liban accueille actuellement sur son sol plus d'un million et demi de réfugiés qui viennent pour la plupart de la Syrie voisine en guerre, notre pays, ainsi que ceux des régions orientales de l'Europe communautaire, peinent à offrir l'hospitalité à ces malheureux qui ne sont souvent parvenus à sauver rien d'autre que leur propre vie en parvenant jusqu'à nous. Se voiler la face pour feindre d'ignorer ce drame humanitaire et la misère qui force ailleurs les populations à fuir leurs pays, n'est pas la solution appropriée à faire cesser l'afflux de centaines de milliers d'humains qui ne cherchent en fin de compte qu'à échapper à leur pitoyable destin.


Devant la désolation qu'engendrent les guerres, les dictatures, mais aussi le comportement égoïste des pays riches, il est devenu intolérable de devoir constater que certains de nos concitoyens, qui possèdent suffisamment de cœur pour porter spontanément assistance à des réfugiés, puissent à leur tour faire l'objet d'interpellations, suivies de procès, pour avoir uniquement bravé la loi du 26 novembre 2003 qui considère comme un délit " d'aider à l'entrée, à la circulation et au séjour d'un étrangers en situation irrégulière", alors que ceux-ci  n'ont bien entendu rien à voir avec les réseaux mafieux de passeurs contre lesquels cette notion de délit avait été initialement instituée. 

 

L'acharnement législatif déployé envers ces aidants, qui agissent souvent sous le coup d' impulsions dictées par leur seule sensibilité à la souffrance humaine, est d'autant moins justifié et supportable que nombre de ces réfugiés ne font bien souvent que transiter par nos contrées pour aller chercher l'hospitalité ailleurs. Notre pays n'a en effet depuis déjà bien longtemps (souvenons-nous de la façon dont les républicains espagnols ont été traités dans les camps d'internement qui avaient été ouverts pour les "accueillir" à compter de 1936) plus la réputation d'être une terre d'accueil, même s'il s'autoproclame être la patrie des droits de l'homme et se targue par ailleurs d'être une terre de chrétienté.

 

Il est de ce fait doublement navrant de constater, tant au sujet du respect de nos droits fondamentaux, que celui de la compréhension de la spiritualité religieuse, dont les perceptions sont de nos jours fort diffuses, que peu de nos semblables sont en mesure d'en retracer le sens. Ceci faisant, pour ne prendre qu'un exemple, que peu de croyants arrivent encore à concevoir que la  force première d'une âme réside dans sa capacité à exercer de la fermeté et de la constance dans la propagation indistincte du bien envers toute l'humanité.

 

Réagissons contre tout "délit de solidarité" qui frappe les aidants des réfugiés dans une quasi indifférence générale . Si nous ne devions pas en être capables, nous offririons alors de mauvaises idées à ceux qui ne rêvent que de faire basculer ce pays sous la férule d'un régime autoritaire qui ne se privera pas alors de brider l'ensemble de nos libertés. 

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

Lire la façon dont s'opère actuellement la répression contre nos concitoyens qui portent assistance aux réfugiés non officiellement répertoriés :

 

http://www.lacimade.org/la-repression-de-la-solidarite-doit-cesser/

 

 

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 15:28
L'aéroport urbain de Hondarribia (Fontarabie) désormais promu à un avenir incertain.

L'aéroport urbain de Hondarribia (Fontarabie) désormais promu à un avenir incertain.

 

Dans son édition du samedi 19 novembre 2016 le quotidien Sud Ouest revient sur la problématique de l'existence de l'aéroport de Hondarribia (Fontarabie), réputé être un aéroport urbain offrant la particularité de faire l'unanimité des pilotes de lignes contre lui du fait de son malencontreux positionnement en fond de la cuvette montagneuse que forme le Bassin de Txingudi ainsi que de l'absence de conformité de sa piste avec la réglementation internationale.

 

HENDAYENVIRONNEMENT souhaite compléter l'intervention de notre quotidien régional dans ce débat en apportant une série de détails et réflexions au dossier traitant de son hypothétique avenir.

La Baie de Txingudi avant que la main de l'homme ne vienne la défigurer avec la création de l'aéroport à partir de 1955.

La Baie de Txingudi avant que la main de l'homme ne vienne la défigurer avec la création de l'aéroport à partir de 1955.

Effectivement, tel qu'il se présente de nos jours, l'aéroport d'Hondarribia ne répond pas plus aux normes de l'Organisation de l'aviation civile internationale (ICAO) qu'à celles de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA).

 

Toutefois, un délai de mise en conformité accordé jusqu'à la fin de 2017 (moyennant versement d'une indemnité compensatrice fixée au prorata du nombre de passagers empruntant ce terminal), a été accordé au gestionnaire des lieux dans l'attente de la création de deux zones de sécurité de 150 m devant prolonger chacune des extrémités de sa piste. Cette extension semble toutefois ne pouvoir être réalisée du fait qu'elle signifierait devoir démolir la quasi-totalité du quartier résidentiel riverain de Mendelu (Irun), ce qui avait déjà conduit à une manifestation citoyenne d'importance devant l'aéroport lorsque un premier projet en ce sens avait vu jour au printemps 2000, alors que l'on sait que toute extension est exclue sur la partie Nord de cette piste, du fait qu'elle a déjà été étendue en limite de frontière internationale. 

 

Deux  autres facteurs d'importance capitale paralysent par ailleurs tout projet d'extension de cette piste : Le classement européen du site de Txingudi en zone de protection spéciale (ZPS) ainsi qu'en zone ornithologique importante (ZOI), qui font que sous sa désignation de type Natura 2000, ce site protégé s'étend sur une superficie totale de 134 hectares. Ne pouvant donc avoir lieu, l'augmentation de la longueur opérative de cette piste sera administrativement  considérée, dès le début 2018, comme étant réduite de 1754 à 1454 m.

 

La mesure restrictive qui sera ainsi prise impactera principalement le trafic d'aéronefs aux décollages longs, tels le Bombardier CRJ200 (50 passagers) de l'opérateur Air Nostrum ou encore l'Airbus 319 (150 passagers) de l'opérateur Vueling, ce qui interdira à ces derniers de prendre en charge autant de passagers que ces avions offrent de places assises. Cette nouvelle donne ne devrait concerner, selon la presse d'outre-Bidassoa, qu'environ 16% de l'actuel trafic et n'avoir aucune incidence sur les vols majoritairement assumés par des ATR-72 (turbopropulseurs pouvant transporter 78 passagers) qui ont la particularité d'être bien moins bruyants que les engins mus par réacteurs.

 

Néanmoins, rien ne semble définitivement scellé dans cette affaire qui a déjà dans le passé connu de multiples rebondissements exercés sous la pression des lobbyistes des cercles économiques de la province du Guipuzkoa. Un indice laisse toutefois espérer que cela ne sera désormais plus le cas, puisque Ortzibia, société de promotion de l'aéroport qui n'est rien d'autre que l'émanation de la CCI de Donostia (Saint-Sébastien) et des autorités provinciales et locales, exprime ouvertement depuis peu la nécessité de diversifier l'activité de cet aéroport vers l'aviation d'affaires. Ceci ouvrirait alors la voie a une possible coopération opérationnelle entre les régions d'Euskadi et d'Aquitaine en matière de vols commerciaux à l'approche de la mise en service de la future la ligne du TAV (tren de alta velocidad) prévue pour le courant 2019. L'entrée en fonction de cette nouvelle liaison ferroviaire mettra alors Madrid à 2H45mn de train de Donostia, et devrait logiquement précipiter le déclin de l'aéroport d'Hondarribia dont plus de 50% du trafic s'effectue avec la capitale espagnole.

 

La coopération Aquitaine-Euskadi en matière de transport aérien pourrait prendre la forme d'une des trois entités à statuts publics envisageables dans le cadre législatif français : Soit un Groupement d'intérêt public (GIP), une Société d'économie mixte locale (SEML) ou encore de District européen ((DE), créé par l'article 187 de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales et pourrait ainsi résulter de la transformation du syndicat mixte déjà en place sur Biarritz-Parme.(1) La participation financière d'Euskadi pouvant alors, tout en demeurant minoritaire selon les termes de législation française,  correspondre au poids d'activité que l'aéroport de Hondarribia aura au moment de rejoindre l'ensemble ainsi constitué.

 

Cette coopération est devenue d'autant plus indispensable que Biarritz-Parme vient de dépasser le million de passagers et que l'on ne comprend pas bien le non-sens qui consiste à vouloir absolument s'accrocher à la présence d'un aéroport en zone périurbaine de la ville balnéaire qu'est Biarritz ?  Ainsi, à l'heure d'une offre de transports publics articulée autour d'une plate-forme commune sur l'Eurorégion Aquitaine-Euskadi, le seul aéroport commercial qui finira par rester serait bien mieux situé quelque part entre Dax et Bayonne - du côté de Saint Geours de Maremne par exemple - en mutualisant les coûts inhérents à sa création et sa gestion sous l'impulsion des deux grandes régions situées de part et d'autre des Pyrénées..

 

Gageons que plus vite cette décision de coopération interrégionale sera prise, mieux il sera aisé de parvenir enfin à apaiser les doléances des riverains des aéroports concernés.

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

(1) Voir à ce sujet l'ouvrage "Autonomie locale et Union européenne " par Laurent Malo, Editions Bruylant – Bruxelles- 2010 (à partir de la page 286 ) :

https://books.google.fr/books?id=HJo0LF5RCPUC&lpg=PR1&dq=isbn:2802728105&hl=fr&pg=PA286#v=onepage&q&f=false

 

et également le Règlement (CE) N° 1082/2006 du Parlement européen et du Conseil du 5 juillet 2006 relatif à un groupement européen de coopération territoriale (GECT) :

http://ec.europa.eu/regional_policy/sources/docoffic/official/regulation/pdf/2007/gect/ce_1082(2006)_fr.pdf

 

 

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 21:25
Vue sur la Bidassoa par forte marée au quartier des Joncaux. Photo : Axel Brucker, Le blog des Hendayais

Vue sur la Bidassoa par forte marée au quartier des Joncaux. Photo : Axel Brucker, Le blog des Hendayais

 

                                   Petit retour sur la réunion de présentation 

                                                       de la            

RÉVISION PARTIELLE DU PLAN DE PRÉVENTION DES RISQUES DE SUBMERSION MARINE AUX JONCAUX

 

 

Une réunion publique organisée par l'Autorité préfectorale s'est tenue le lundi 5 décembre 2016 à 18 H 00 à la salle Antoine d'Abbadie de Sokoburu afin de présenter aux Hendayais les corrections apportées au plan de prévention des risques littoraux (PPRL) élaboré pour notre commune en prescription de l'arrêté préfectoral pris le 3 février 2011.

 

Cette correction concerne essentiellement le quartier des Joncaux où, suite à une imprécision dans la topographie des aléas, un complément d'études a été mené et a permis d'affiner le périmètre des risques qui s'avère être inférieur à celui défini par l'étude précédemment menée. Il ressort de cette nouvelle étude que l'ensemble des habitats de cette zone est désormais considéré comme étant situé dans un périmètre à risques faibles et que seul l'environnement immédiat des berges de la Bidassoa est évalué comme représentant un risque de submersion modérée.

 

Le public est venu assister moins nombreux que lors de la réunion précédente à cette présentation qui s'est déroulée dans une ambiance nettement plus détendue qu'auparavant, sans paraître avoir toutefois gommé tous les questionnements ou doutes qui peuvent encore subsister au sein du public si l'on en croît les interrogations qui ont été soulevées.

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

Consulter le projet de rapport de présentation du Plan de prévention des risques littoraux (PPRL) de 2015 http://joncauxencolere.e-monsite.com/medias/files/hendaye-projet-de-rapport-de-presentation1-ilovepdf-compressed.pdf

 

Consulter le rapport de présentation approuvé du Plan de prévention des risques littoraux (PPRL) de 2017 : http://www.pyrenees-atlantiques.gouv.fr/content/download/21859/143957/file/64260_PPRL_note_presentation_parties_1_3.pdf

 

Voir l'annonce de la révision du PPRL par la presse régionale : https://www.sudouest.fr/2016/12/06/hendaye-64-la-zone-des-joncaux-ne-voit-plus-rouge-3003681-4171.php

 

Nouvelle carte de zonage du quartier des Joncaux (Document Préfecture)

Nouvelle carte de zonage du quartier des Joncaux (Document Préfecture)

Nouvelle carte des possibles aléas sur le quartier des Joncaux (Document Préfecture)

Nouvelle carte des possibles aléas sur le quartier des Joncaux (Document Préfecture)

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 08:32
Point de vue du parti écologiste wallon "ECOLO" sur l'essence même du traité CETA

Point de vue du parti écologiste wallon "ECOLO" sur l'essence même du traité CETA

 

Un des plus petits parlements régionaux d'un des 28 États de l'Union européenne vient d'approuver, par 44 voix pour et 22 contre, une proposition de résolution inédite demandant au gouvernement wallon de refuser les pleins pouvoirs au gouvernement fédéral belge pour signer le traité commercial de libre-échange entre l'UE et le Canada (CETA). On sait que ce projet est considéré comme étant « le petit cousin » du très libéral traité transatlantique (TTIP), également en cours de négociations et dont la caractéristique principale réside dans le degré d'opacité.

 

L'Europe est-elle entrée dans une phase de désintégration parce que la Wallonie torpille le CETA ? À entendre les promoteurs du CETA, on pourrait imaginer que cela est le cas. Mais, en réalité, c'est exactement l'inverse qui correspond bien plus à la vérité, puisque seul l'échec du CETA peut ouvrir la voie à une Europe communautaire véritablement démocratique, où tout un chacun pourrait enfin retrouver l'espoir de parvenir à s'identifier à elle !

 

UN ÉCHEC DU CETA NE PEUT QUE FAIRE AVANCER L'EUROPE

 

L'aboutissement de cet accord de libre-échange vacille depuis déjà un certain temps à Bruxelles et pourrait même être complètement abandonné sous l'action de la seule Wallonie. La commission européenne, ainsi que le gouvernement belge, ne négligent pourtant aucun moyen pour tenter de faire revenir les représentants de cette province sur le chemin de la soumission. Ils exercent des pressions massives, évoquent la fin de l’Europe, menacent de retirer des investissements ou d'attirer des fonds selon les cas considérés. Mais, malgré tout cela, ce petit parlement régional belge reste inébranlable, ce qui ne manque pas de provoquer des déversements d'invectives à partir des rangs partisans du CETA, mais aussi, à l'opposé, de conforter toujours plus de citoyens européens qui repoussent catégoriquement toute doctrine ultra-libérale venue d'outre-Atlantique !

 

Nous voulons une Europe plus sociale, plus démocratique et plus écologique, alors qu le CETA est au contraire une attaque en règle menée contre les changements que nous appelons de nos vœux. L'aboutissement de ce traité - mais aussi du TTIP - mènerait à un déséquilibre profond entre nos conquêtes sociétales si chèrement acquises et les intérêts égoïstes des multinationales et du monde de la finance qui cherchent à nous faire subir les fléaux que sont une agriculture encore plus productiviste, une disparition des services publics et des politiques favorables à la santé et l'environnement.

 

Le refus courageux des représentants de la Wallonie est pour toutes ces raisons un service immense rendu à l'Europe. Il nourrit à nouveau l'espoir de pouvoir enfin parvenir à bâtir une société plus équitable, plus fraternelle et plus respectueuse de notre planète. Nous remercions donc chaleureusement les citoyens wallons et leurs élus d'avoir eu le courage de franchir ce pas et leur disons :Tenez bon !

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

LE PROLONGEMENT DE L'AFFAIRE :

          

 

                                  Après la semi-reculade du gouvernement wallon

 

                             LES LEÇONS DE LA SAGA DU CETA

 

 

Le parlement et le gouvernement régional de Wallonie nous ont un instant apporté une lueur d'espoir de pouvoir faire échouer la négociation sur le CETA en refusant de s'associer à l'attitude du gouvernement fédéral belge. Ce refus résultait d'un processus de débat démocratique qui s'est déroulé pendant plus d'un an au travers de toute cette province, et avait mené à la conclusion que cet accord commercial dissimulait de nombreux pièges et dangers pour les fondements démocratiques, la protection alimentaire et sanitaire ainsi qu'environnementale. De ce débat résultait par ailleurs que seuls les intérêts du Canada ainsi que des USA, pays profondément liés, étaient véritablement pris en compte dans le cadre de cet accord qui sacralise la primauté de l'économie sur les droits des citoyens, réduits ici au rôle de simples et dociles consommateurs.

 

Il est effrayant de constater par quelles méthodes la Commission ainsi que les dirigeants des pays dominants de l'UE passent pour exercer d'intolérables pressions sur les mouvements citoyens contestataires et leurs élus qui demeurent inflexibles. Pas même le ministre-président de la Wallonie, Paul Magnette, n'a été épargné, puisqu'il explique sans ambages qu’il a reçu des menaces à peine voilées, alors que le but déclaré de son engagement n'était que de parvenir à défendre les fondements de nos valeurs démocratiques ainsi que l'intérêt de ses concitoyens. La Commission européenne ne l'a pas entendu ainsi, pas plus d'ailleurs qu'elle cherche à tendre l'oreille pour écouter les griefs de la contestation massive qui l'éloigne toujours plus des citoyens des 28 pays de l'Union !

 

Malgré cette semi-reculade, le gouvernement wallon est tout de même parvenu à obtenir des concessions majeures du gouvernement fédéral belge  :

 

-   La Belgique fera vérifier devant la Cour européenne de Justice si les tribunaux d’arbitrage prévus sont légaux. Il y a de bonnes chances que cela ne soit en effet pas le cas. 101 juristes de toute l’Europe ont, dans une lettre ouverte publiée la semaine dernière, déclaré que cette procédure d’arbitrage n'était pas couverte par le droit communautaire.

 

-   Si les " droits d’actions spéciales " ouverts aux multinationales dans le cadre des tribunaux d'arbitrage devaient demeurer sous leur forme actuelle, les régions belges qui le désireraient pourraient alors s'opposer à la ratification de ce CETA en faisant valoir un droit de veto. Cette seconde concession d'importance signifiant que l'actuel projet d'accord ne pourra rester en l'état, et qu'il en sera alors de même concernant l'autre accord transatlantique qu'est le TTIP (TAFTA), qui a provisoirement été mis en sommeil pour des raisons tactiques.

 

Cette saga du CETA démontre à quel point la confiance n'est plus de mise entre les institutions européennes et les peuples qu'elles sont censées représenter. Un déferlement contestataire permanent semble s'être invité dans le fonctionnement administratif de l'Europe communautaire. Il y a fort à parier qu'il finira par mener à sa désintégration si des changements démocratiques ne parviennent à s'imposer.

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 20:14
Camionnette du Secours populaire français incendiée par motivation xénophone et haine de l'Autre.

Camionnette du Secours populaire français incendiée par motivation xénophone et haine de l'Autre.

 

SOCIÉTÉ

 

Là où elle est parvenue à conquérir certaines de nos mairies, l'extrême droite manie les diatribes et le déni d'utilité envers le Secours populaire français (SPF), pourtant réputé pour le rigorisme de sa gestion ainsi que l'efficacité avec laquelle il vient en aide. Le SPF s'adresse indistinctement à une population précarisée par la progression de la nouvelle pauvreté, mais également aux réfugiés et migrants qui séjournent dans notre pays dans un dénuement matériel souvent total après avoir parfois échappé aux massacres de civils qu'engendrent les guerres. 

 

Les actions à répétition destinées à discréditer le SPF débordent parfois sur la destruction de biens lui appartenant. Ces actes misérables, que l'on suppose commis par des nervis fascinés par les propos d'incendiaires "intellectuels" qui vitupèrent sans relâche contre cette association, prennent une tournure fort inquiétante dans le contexte de forte poussée électorale que connaît le populisme nationaliste dans notre pays.

 

Le Secours populaire français, dont la devise est "Tout ce qui est humain est nôtre", apporte en réalité depuis sa création en 1945 une aide humanitaire précieuse aux plus nécessiteux vivant dans et hors de nos frontières, sans faire la moindre différenciation entre l'origine de chacun(e) de ses bénéficiaires. Il semble que l'application de ce grand principe humanitaire motive à lui seul la traque que subit cette vénérable association et nous remémore les tristement célèbres exactions que commirent  les hordes nazies en Allemagne à partir de 1933.

 

En ces temps si singuliers où des millions de foyers sont confrontés aux ravages que causent le chômage et la forte progression des inégalités, alors que parallèlement à cela des dizaines de milliers d'exilés et migrants subissent quant à eux un intolérable rejet de l'Autre, on ne peut imaginer d'acte plus lâche et méprisable que de s'en prendre à la destruction de l'aide humanitaire destinée à nourrir tous ceux qui souffrent d'être démunis.

 

La Rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

Le Secours populaire français (SPF) est né en 1945 en tant qu'association à but non lucratif et sa lutte contre la pauvreté a alors été déclarée Grande cause nationale. Avec un budget de 314 millions d'euros en 2013, le SPF est la troisième association française d'aide sociale et caritative derrière la Croix-Rouge française et le Secours catholique (respectivement 4 702 et 338 millions d'euros, chacune de ces associations ayant des missions spécifiques ou semblables, quoique mues par des approches différentes). Le SPF compte 80 000 bénévoles, ces chiffres étant respectivement de 56 136 et 65 200 pour les deux autres associations ici citées..

 

Source : Wikipédia

 

 

L'Avenir de l'Artois > Béthune

 

NŒUX-LES-MINES - Le camion du Secours populaire volé et brûlé

Publié le 05/10/2016

M.R.

 

Ce matin, les sapeurs-pompiers ont retrouvé le camion du Secours populaire de Nœux-les-Mines en train de brûler sur la bretelle entre Mazingarbe et Nœux, rue Florent-Evrard. « Le vol de ce véhicule cause un problème important pour assurer l’alimentation de nos bénéficiaires. Tous les matins, un ramassage de produits auprès de nos supermarchés partenaires est fait pour le marché solidaire, souligne Laura Mottin, membre de l’association. Ce marché solidaire qui rappelons-le, est indispensable au quotidien de 900 personnes accueillies à Nœux-les-Mines afin de les nourrir. Ce vol cause un problème certes logistique, mais est intolérable pour les familles qui comptent sur le ravitaillement de notre marché solidaire effectué tous les jours. »

 

Suite à la perte de cet outil de travail indispensable, l’association lance un appel aux dons.

 

En dépannage, l’Intermarché de la ville de Verquin prête à l’association un véhicule durant deux jours, afin d’effectuer sa collecte du matin auprès de trois supermarchés partenaires, à Verquin, Marles et Nœux-les-Mines.

 

Voici les coordonnées pour l’appel aux dons : Secours populaire français, Comité de Nœux-les-Mines, rue Lavoisier, zone industrielle numéro 1, 62290 Nœux-les-Mines. Tel : 03 61 09 85 08 – contact@spfnoeux.fr

 

Rassemblement de soutien au Secours populaire français devant son siège local à Hayange.

Rassemblement de soutien au Secours populaire français devant son siège local à Hayange.

Détail des récriminations formulées contre Secours populaire français par la mairie FN d'Hayange : http://infodujour.fr/politique/4641-hayange-le-secours-populaire-vire-par-la-mairie.html

 

 

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Published by Sirius