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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 11:07
LA PRESSE D'INFORMATION SOUS PERFUSION

                                                       C'est à l'ironie

                                               Que commence la liberté

  Victor Hugo  -  La Légende des siècles, Rupture avec ce qui amoindrit  (1859)   

 

Lettre de soutien à Charlie Hebdo :

http://www.deslettres.fr/?wysija-page=1&controller=email&action=view&email_id=718wysijap=subscriptions&user_id=3685   

    

    LA PRESSE D'INFORMATION SOUS PERFUSION

 

 

Confrontée à une perte lente et apparemment irréversible de son lectorat traditionnel ainsi qu'à un effondrement des rentrées de trésorerie qu'apportaient jadis les encarts publicitaires, la presse d'information chancelle de n'avoir pu trouver des investisseurs capables de garantir son indépendance éditoriale et de n'avoir également su contrer la dégradation continue de ses contenus.

 

 

Le président du conseil de surveillance de SUD OUEST, Jean de Szolnok, lançait il y a enviiron une année de cela un cri d'alarme au sujet de la situation financière dramatique de son groupe de presse, n'excluant plus une possible faillite prochaine de celui-ci. Cette annonce choc rouvrait alors le débat sur les difficultés dans lesquelles se trouvent actuellement la plupart des éditeurs de quotidiens et périodiques généralistes du pays qui, malgré les aides financières étatiques massives qu'ils perçoivent depuis des années et atteignent désormais 1,6 milliards d'euros l'an, ne parviennent plus à équilibrer les finances de leurs entreprises du fait des effets conjugués du rétrécissement des ventes et encarts publicitaires, mais aussi d'une trop forte dilution des aides qui leur sont octroyées et qui ne tiennent pas compte des critères sociétaux des contenus proposés.

 

 

On sait que ce saupoudrage financier généralisé de la presse, censé soustraire celle-ci à la loi du marché, profite en réalité aussi bien aux publications d'intérêt général qu'à celles offrant des divertissements comme ceux contenus dans les magazines people ou encore les programmes TV. Cette aide financière multilatérale, octroyée comme si il n'existait pas de dissemblances de genres entre la multitude des titres édités, soulève donc un sentiment d'incompréhension parmi les éditeurs de la presse généraliste. Ils relèvent que compte tenu de la différence des moyens rédactionnels qu'ils doivent mettre en oeuvre par rapport à la presse de loisirs, ces subsides généralisés ne font en fait qu'amplifier les disparités de ressources qui existent entre la presse généraliste et la presse magazine publiée sur papier glacé qui résiste comme on le sait mieux à l'érosion des ventes et profite ainsi bien plus de la manne financière que représente la publicité. Ces derniers font enfin valoir que cette situation a surtout incité de grands groupes internationaux d'édition de magazines - tels Gruner+Jahr ou encore Axel Springer * - à créer des filiales françaises susceptibles de conforter les dividendes de leurs actionnaires grâce à ces fonds publics de soutien à la presse.

 

 

La Rédaction d' HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

* Gruner+Jahr, détenu majoritairement par Bertelsmann (France Loisirs), est le second éditeur de presse magazine en France et possède plus d'une vingtaine de titres diffusés par sa filiale d'édition Prisma Media : Ça M'intéresse, Camping-Car Magazine, Capital, Cuisine Actuelle,, Femme Actuelle, Gala, Gala Gourmand, Geo, Golf Magazine, Guide Cuisine, Intense, Jogging Internatioanl, L'Auto-Journal, L'Automobile Magazine, Le Cycle, Management, Moto Journal, National geographic, Néon, Pâtisserie, Prima, Science & Vie, Voici, VSD, Télé loisirs (qui a à lui seul perçu 4 411 904 € en 2011)..

 

Axel Springer possède et édite les principaux titres magazines suivants : Auto Plus, J'économise, Rebondir, Profession Fonctionnaire, Télé Magazine, Vie Pratique Gourmand, Vie Pratique Madame, Vie Pratique Santé ...

 

PRESSE D'INFORMATION EN CRISE

LA PRESSE D'INFORMATION SOUS PERFUSION

       

     Le journal SUD OUEST vit-ils ses derniers jours ?

 

 

La situation économique de la presse est catastrophique. Depuis plusieurs années, celle-ci survit grâce aux subventions que lui accordent les différents gouvernements.

 

Selon l’OJD, sur les neufs premiers mois de l’année 2013, le recul moyen des ventes au numéro des quotidiens nationaux est de 15,35% ! Pour « Libération », le recul est de 29,53%, pour « Le Parisien » de 18,01%, et pour « Le Monde » de 17,51%.

 

La situation de la presse régionale n’est guère plus brillante. Pour le Groupe Sud-Ouest, malgré une subvention en 2011 de 6 707 844 euros, la restructuration se poursuit. 180 postes, dont 23 journalistes, seront supprimés en 2013. Ce plan social succède à celui de 2012 qui avait concerné 158 postes, dont 68 journalistes.

 

Le président du conseil de surveillance de Sud-Ouest, Jean de Szolnok, a récemment annoncé la possible faillite de son groupe : « Nous serons à court de trésorerie d’ici l’été prochain, et nous ne pourrons que constater fin 2014 ou début 2015 l’arrêt de deux journaux emblématiques de la presse quotidienne régionale (Midi-Libre et Sud-Ouest) ».

 

En 2013, les seules aides directes prévues au titre de la loi de finances représentaient 516 M€. En y ajoutant les aides indirectes (taux réduit de TVA, aides postales, aides au développement du portage…) c’est près de 1,2 milliard d’euros que coute ce secteur à la collectivité.

 

Classement des aides à la presse en 2011 :

 

1. Le Monde : 16 932 067 €

2. Le Figaro : 15 990 740 €

3. Ouest France : 14 108 028 €

4. La Croix : 10 437 334 €

5. Télérama : 9 533 479 €

6. Libération : 8 971 182 €

7. Le Nouvel Observateur : 7 917 224 €

8. L’Express : 7 621 766 €

9. Télé 7 jours : 7 288 021 €

10. Aujourd’hui en France : 6 777 475 €

11. Sud Ouest : 6 707 844 €

12. L’Humanité : 6 259 222 €

13. Paris Match : 5 359 329 €

14. La Nouvelle République du Centre Ouest : 5 171 578 €

15. A2 presse : 4 868 424 €

16. Télé Star : 4 790 124 €

17. La Voix du Nord : 4 546 741 €

18. Le Point : 4 543 178 €

19. Télé Loisirs : 4 411 904 €

20. La Dépêche du Midi : 4 038 548 €

21. Le Dauphiné libéré : 3 927 893 €

22. Newsprint SAS : 3 900 000 €

23. Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN) : 3 771 080 €

24. Les Échos : 3 753 737 €

25. La Montagne : 3 747 371 €

26. Télé Z : 3 745 212 €

27. Télégramme : 3 739 454 €

28. Télécâble Sat hebdo : 3 324 771 €

29. Le Petit Quotidien : 3 298 437 €

 

Source : Infos Bordeaux, 2010-2014, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d´origine [ http://www.infos-bordeaux.fr/ ].

 

 

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Published by Sirius
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