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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 16:14
SUIVRE L'ÉVOLUTION QUOTIDIENNE DE LA SECONDE VAGUE DE COVID-19 : rubrique "BRÈVES & NOUVELLES".

                                                   Hendaye : Quartier des Joncaux.

Le fleuve Bidassoa sur le point de quitter son lit lors d'une forte marée précédée d'importantes pluies.

Photo : Axel Brucker, Le blog des Hendayais

 

 

ALEAS ENVIRONNEMENTAUX

 

PERCEPTION DES RISQUES D'INONDATIONS PAR LA POPULATION HENDAYAISE

 

 

Nos lecteurs se souviennent probablement qu'en plein déroulement des mesures de confinement nécessitées par la propagation exponentielle de la pandémie de covid-19, une étudiante en "gestion de l‘environnement et des risques" recourait à notre site pour parvenir à diffuser un questionnaire interrogeant les Henadayais-es sur leur perception des risques d'inondations auxquels ils s'estimaient être exposés sous l’effet conjugué de possibles crues de la Bidassoa et de la montée constante du niveaux des océans due à la fonte actuelle des calottes polaires.

 

Ce questionnement cherchait à déterminer le degré d'information des populations susceptibles d'être impactées par cet autre aspect des changements climatiques et permettre ainsi à cette étudiante de rassembler des éléments analytiques qui fonderaient la trame de son mémoire de master qu'elle intitulera " La gestion du risque inondation à Hendaye ".

 

Au moins 42 de nos lecteurs répondirent à ce questionnaire dans les temps impartis. Tous n'étaient pas nécessairement des résidents du quartier des Joncaux ou de la plage qui sont les deux zones d'Hendaye susceptibles d'être exposées à ce type de risque, puisqu'il pouvait également se trouver parmi eux des personnes qui fréquentaient ces deux quartiers à des fins professionnelles ou vivaient encore ailleurs.

 

La quantité de contributions recueillies n'a malheureusement pas été d'une importance suffisante pour constituer une base de données statistiques "large" au sens de la détermination du niveau général d'information du public sur ce sujet. Toutefois, compte tenu des réponses reçues qui furent d'une indéniable qualité ainsi que des pertinents commentaires reçus, ces retours exprimèrent un évident intérêt du public pour ce sujet et permirent in fine de dégager une tendance de fond indiscutablement fiable.

 

Notre rédaction avait dans un passé récent plusieurs fois attiré l'attention de ses lecteurs sur les risques d'inondation/submersion auxquels la ville d'Hendaye est exposée. Ces divers "papiers" sur ce sujet parvinrent en moyenne à retenir l'attention de près de 450 lecteurs (selon le comptage établi par notre hébergeur qui note le nombre de visiteurs pour chaque article mis en ligne), ce qui pouvait laisser espérer qu'une plus grande partie de ces derniers allait contribuer à l'établissement de données statistiques locales d'une plus grande ampleur. Mais il n'en a malheureusement pas été ainsi.

 

Faut-il rechercher dans cette absence relative de participation de nos lecteurs à l’approfondissement de cette thématique qui paraissait pourtant retenir leur attention des causes multifactorielles ? Probablement, si l'on tient compte, entre autres, des multiples contraintes quotidiennes supplémentaires qui vinrent s'imposer à eux pendant le confinement. Si tel a été le cas, ceci étayerait alors la thèse de sociologues selon lesquels, lors de situations d'exception ou d'urgence, même temporaires, l'engagement d'une partie non négligeable de nos concitoyens habituellement impliqués dans la vie de leur cité est mis en sommeil, ce qui est en fin de compte préjudiciable au bon fonctionnement de notre démocratie.

 

C'est pourquoi il y a nécessité d'avoir des comportements individuels susceptibles d'endiguer la crise sanitaire actuelle et de parallèlement développer une véritable Culture de prise en compte des risques environnementaux liés aux changements climatiques, puisque, au final, l'explication de ces deux phénomènes passe par la compréhension qu'il existe une évidente relation de cause à effet entre eux.

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT


 

Nota : Eugénie Mangeot, auteure de ce mémoire, nous prie de transmettre aux 42 personnes qui ont répondu dans les temps impartis à son questionnaire qu'elle tient à sincèrement les remercier de lui avoir apporté leur aide sans laquelle elle n'aurait pas pu mener celui-ci à bon terme.

 

 

La gestion du risque inondation à Hendaye

 

MASTER DYNARISK

(Extrait du mémoire)

 

COMPTE-RENDU DES QUESTIONNAIRES

 

Cette étude devait comporter une partie sur un questionnaire réalisé auprès des populations, malheureusement la pandémie et le confinement ont rendu impossible cet exercice. Hendaye-Environnement a toutefois eu l’amabilité de bien vouloir héberger le questionnaire sur son site mais même ainsi, au mois de mai, seulement 42 personnes y avaient répondu.

 

Ce questionnaire était en parti inspiré de l’étude du CEREMA-Méditerranée sur la perception du risque dans la région PACA réalisée en décembre 2019. Celle-ci avait pour méthodologie de commencer par construire une problématique simple à laquelle le questionnaire devait répondre: quelle est la perception des habitants quant au risque ?

 

Beaucoup des données reconnues devaient être qualitatives, avec tous les biais que cela implique. Il existe de nombreux facteurs pour influencer ce genre d’étude, notamment l’âge, le territoire, l’expérience face à l’aléa … Mais c’étaient justement des avis de résidents qui étaient intéressants, avec tout ce que ça implique, puisque c’est eux que la mairie doit pouvoir atteindre et sensibiliser.

 

Pour ce questionnaire, les items retenus étaient surtout « l’expérience d’une inondation », «l’accès à l’information », la « réception de l’information » et les « mesures de gestion ».

 

 

LE QUESTIONNAIRE ÉTAIT LE SUIVANT :

 

1.     Avez-vous conscience de la présence du risque inondation dans la commune                              d’Hendaye ?

 

1 bis.   Si oui, connaissez-vous la limite de la zone à risque dans les Joncaux ?

 

2.     Vous souvenez-vous d’une inondation ayant eu lieu à Hendaye ?

 

 3.     Avez-vous connaissance des documents officiels concernant le risque 

          inondation  (PPRL, DICRIM) [1] ?

 

3 bis.  Si oui, lesquels ?

 

3 ter.  Si oui, les avez-vous déjà consultés ? Avez-vous déjà été incité à le faire par la

         mairie ?

 

4.     Avez-vous connaissance de la révision du plan de prévention des risques

        entre 2015-2017 ?

 

5.     Avez-vous entendu parler d'une action de sensibilisation sur la question des   

         risques ayant eu lieu à Hendaye ?

 

5bis.   Si oui, y êtes-vous déjà allé ?

 

6.     Connaissez-vous les réflexes à adopter en cas d’inondation ? Le numéro de    

         téléphone à contacter ?

 

7.     Savez-vous quel est le point de ralliement en cas d’évacuation ?

 

8.     Sur une échelle de 1 à 10, à quel point pensez-vous que la gestion du risque   

         inondation soit importante ?

 

9.     Sur une échelle de 1 à 10, à quel point vous sentez-vous informé sur le sujet ?

 

10.   Sur une échelle de 1 à 10 à quel point vous sentez-vous préparé en cas

         d’inondation ?

 

11.   Sur une échelle de 1 à 10, à quel point vous sentez-vous pris en compte dans 

         le processus de prévention des risques ?

 

12.   Habitez-vous / travaillez-vous dans le quartier des Joncaux ?

 

 

CE QUI A PU EN RESSORTIR, C'EST QUE LES PERSONNES INTERROGÉES :

 

-       Avaient connaissance du risque inondation sur la commune d’Hendaye

 

-       Se souvenaient d’une inondation ayant eu lieu à Hendaye mais évoquaient  

        surtout les vagues submersives de 2015 qui avaient détruit une partie de la

        promenade du bord de mer

 

-      Avaient en grande partie connaissance de l’existence des documents comme

        le PPR  mais ne les avaient pas forcément consultés ni n’avaient été incités à

        le faire

 

-       Avaient connaissance de la révision faites par le BRGM de son rapport

 

-       N’avaient pas entendu parler d’action de sensibilisation ayant eu lieu à

        Hendaye

 

-       Ne connaissaient pas les numéros d’urgences (ou évoquaient celui des

         pompiers)

 

-       Ne connaissaient pas le point d’évacuation

 

-       Pensaient que la gestion du risque inondation était importante avec une

         moyenne de 7.9/10

 

-       Se sentaient très peu informés sur le sujet avec une moyenne de 3.75/10

 

-       Se sentaient peu préparés en cas d’aléa avec une moyenne de 4.5/10

 

-       Se sentaient très peu pris en compte dans le processus de prévention des

         risques avec une moyenne de 2.38/10

 

Ces résultats ne sauraient être représentatifs de la population des Joncaux et encore moins de la population d’Hendaye dans son ensemble, à cause de la petitesse de l’échantillon et des conditions de sa réalisation à la suite du confinement. Toutefois, ils peuvent donner un aperçu du ressenti de quelques personnes qui habitent ou travaillent dans une zone à risque.

 

Ce qui transparaît dans ces résultats est très différent de ce que les habitants exprimaient par exemple avec le «Collectif Joncaux en colère». Si la gestion du risque semble si importante pour certains, ils sont malgré tout mal informés et ne cherchent pas forcément à trouver d’eux-mêmes les renseignements. De plus, si on se réfère aux évènements qui ont entouré le premier rapport du BRGM, le risque inquiète, jusqu’à ce qu’il mette en danger des aspects comme l’immobilier et dans ces cas-là les personnes concernées souhaitent, davantage, conserver le statu quo.

 

Le sujet est délicat surtout quand on sait que beaucoup d’habitants ont été pris au dépourvu en apprenant que leurs biens étaient dans une zone à risque. La gestion du risque passe aussi par une compréhension des aspects économiques et sociaux d’un territoire. Pour Hendaye, ce sont évidemment les risques liés à l’Atlantique et au bord de mer qui inquiètent davantage. Les Joncaux, eux, préoccupent moins, et peu de gens ont en mémoire une inondation qui ait touché ce quartier. Le risque qu’évoquent souvent et les institutions et les particuliers est le risque submersion. C’est le cheval de bataille de la côte Atlantique, avec une érosion forte et les tempêtes d’hiver c’est compréhensible.

 

Cependant, on peut se poser la question : N’éclipse-t-on pas finalement d’autres aspects qui pourraient, dans le futur, devenir plus inquiétants si aucune action n’est réalisée ? Les scénarios montrent clairement un phénomène qui pourrait se renforcer avec, notamment, les conditions adéquates, de fortes marées et de fortes précipitations. Même si rien n’est arrivé jusqu’ici, c’est le propre d’une bonne gestion de savoir anticiper avant que la catastrophe n’arrive. Le dragage de l’estuaire amont ne semble pas avoir d’incidence sur la force de l’aléa, mais qu’en est-il de la partie aval ?

 

Des ouvrages, un long épi notamment, ont été réalisés face au risque submersion. Des pompes ont été installées dans le bas-quartier. Dans les Joncaux pour le moment, il ne se passe rien, le statu quo est de mise. Bien que les informations sur les risques soient très complètes si elles ne sont pas lues, elles ne pourront pas aboutir à une prise de conscience.

 

La gestion des pouvoirs publics, notamment de la mairie, paraît encore assez superficielle.

 

Pour le futur, la mairie devrait s’intéresser à la sensibilisation des populations. Le risque inondation est une réalité difficile. Le refus d’accepter la probabilité d’un aléa n’aide absolument pas les habitants de zones à risque à prendre conscience du danger qui les menace. La carte du PPRL ne fait qu’entretenir la confusion avec ces marquages binaires de zones vertes – zones bleues qui ne décrivent par la réalité du risque, de plus le PPRL n’est valable que pour un aléa dit « actuel ». Il serait nécessaire d’informer plus largement les résidents d’Hendaye des prévisions pour l’aléa « 2100 ».

 

Hendaye n’aide pas à créer une conscience du risque, encore moins une culture du risque, et en cas d’évènement de grande ampleur, cela peut affecter la résilience des populations après coup. Ce n’est pas un indicateur d’une gestion globale.

 

La gestion est aussi incomplète parce que l’estuaire de la Bidassoa concerne trois communes, dont deux espagnoles. Tout au long des recherches et des entretiens, il apparaît clairement qu’Irun, Fontarabie et Hendaye ont un lien historique avec l’estuaire et ont toujours eu une gestion disparate et très personnelle de leur espace sans vraiment se consulter les uns les autres. Dans un espace européen, il existe des projets communs, mais ils ne concernent pas vraiment le risque. Si les pouvoirs publics envisageaient de draguer l’estuaire c’était notamment pour permettre aux bateaux de plaisance de pouvoir circuler plus aisément. Si Fontarabie voulait étendre son aéroport, c’était pour accueillir plus de vols par an. Si Hendaye s’est débarrassé du sable extrait pour construire son port de plaisance en le faisant couler dans la baie, c’était par facilité. L’aspect pratique semble primer sur l’état de l’estuaire. Les choses évoluent un peu. Il y a des impulsions, par exemple, pour rendre aux îles leur état naturel. Toutefois, ces avancées sont timides quand on constate que dans l’histoire l’estuaire a été traité uniquement comme un terrain pour s’étendre un peu plus et non comme une zone fragile dont la destruction pouvait avoir des conséquences.

 

Hendaye pourrait accorder sa gestion du risque avec Irun et Fontarabie. Les trois communes pourraient réfléchir à des plans communs pour endiguer l’envasement de la Bidassoa et de son estuaire. Le dragage amont vaudrait la peine d’être discuté, ainsi qu’une stratégie commune en ce qui concerne un espace que les trois villes partagent et qui est interconnecté.

 

 

CONCLUSION :

 

Sur le contexte du travail de terrain mené pour cette étude deux écueils doivent être mentionnés : en pleine période électorale, la Mairie d’Hendaye n’a pas répondu aux courriels de sollicitations pour une entrevue et l’instauration soudaine du confinement ne permet pas de garantir que l’échantillon des répondants aux questionnaires est pleinement représentatif.

 

En effet, le questionnaire a été hébergé sur le site Hendaye-Environnement avec une accroche prometteuse. Mais ce blog est très suivi par des citoyens qui souvent partagent ses opinions ou ses sensibilités, pas nécessairement des habitants ou des entrepreneurs qui ont pu faire partie du «Collectif Joncaux en colère» ou qui sont peu sensibilisés aux questions liées aux risques.

 

Depuis un siècle, l’estuaire de la Bidassoa n’a cessé d’être utilisé comme une zone d’extension potentielle pour les villes qui la bordent. D’abord très disputé par l’Espagne et la France pour ses ressources, Irun, Fontarabie et Hendaye ont progressivement asséché les zones humides du grand marais que formait l’estuaire pour y installer deux gares, un aéroport, deux ports, deux plages … Autant d’éléments qui ouvraient les villes au tourisme et à la modernité.

 

Cette anthropisation a cependant eu des effets négatifs pour les zones humides. L’estuaire a perdu beaucoup de ce qui faisait son écosystème, notamment les vasières et les herbiers qui ont réduit de manière drastique et continuent, encore aujourd’hui, de s’amenuiser. Malgré son classement en zone Natura 2000, les masses d’eau de la baie de Txingudi sont polluées et présentent des traces de métaux lourds dues notamment aux industries installées autour.

 

Pour répondre à la question « quelle gestion du risque inondation à Hendaye » il faut d’abord s’intéresser à la gestion globale de l’estuaire de la Bidassoa, et celle-ci est questionnable. Il y a eu très peu de concertations entre les villes en amont de leurs projets d’extension sur les zones humides, et à ce jour aucune stratégie transfrontalière n’est mise en place pour faire face à l’envasement de l’estuaire. L’état des masses d’eau se dégrade et les éléments typiques d’un écosystème estuarien sont en train de disparaître complètement.

 

Cette inaction face à l’état écologique de la baie se reflète dans les mesures timides de la Mairie d’Hendaye pour faire face au risque inondation sur son territoire. L’évolution du rapport du BRGM entre 2015 et 2017 a opportunément calmé la colère des habitants des Joncaux plus alarmés des perspectives de dévaluation de leurs biens que réellement convaincus du risque encouru. Dans ce contexte tendu et sensible, la Mairie n’a visiblement pas recherché une communication offensive : la manière dont le PPRL est illustré, la façon dont les habitants concernés par le risque semblent se sentir peu informés, peu intégrés dans le processus de gestion et peu préparés en cas d’aléa, témoignent de cette stratégie.

 

Même si le site internet de la mairie présente une rubrique sur le sujet, mettre l’information dans un espace public et consultable par tous ne sous-entend pas nécessairement que quiconque ira s’informer de sa propre initiative, surtout quand certains étaient déjà persuadés que le BRGM faisait erreur. Nombre d’habitants perçoivent le PPRL non pas comme un instrument de protection, de sensibilisation et d’anticipation mais comme une menace bureaucratique pour la valorisation de leur patrimoine immobilier.

 

De plus, les zones les plus touchées dans le quartier des Joncaux sur le PPRL concernent les usines qui y sont implantées. Quand l’estuaire souffre déjà de la pollution, une inondation de ces bâtiments pourrait avoir un impact catastrophique, non seulement sur l’économie de la ville, mais aussi sur l’état des masses d’eau de la baie. Placer cette zone en « bleue » et «inconstructible » alors qu’elle accueille déjà des industries et ne présente aucune protection structurelle hormis un mur de séparation d’avec la Bidassoa ne semble pas à la hauteur des enjeux.

 

La gestion du risque inondation à Hendaye n’apparaît pas exemplaire, l’estuaire a été trop souvent la victime d’une prédation de part et d’autre de la frontière pour des intérêts économiques et touristiques purement nationaux, les plans d’action ou de remédiation, eux aussi, restent nationaux comme le montre le dossier du dragage porté par la Mairie d’Hendaye qui n’implique pas l’Espagne ou les études entreprises par l’Espagne pour faire face aux inondations régulières des bas quartiers d’Irun plus densément peuplés et industrialisés que les Joncaux.

 

Toutefois la Bidassoa reste un bien commun comme l’a affirmé le Traité de Bayonne et aux yeux de l’Europe cette affirmation se traduit par des financements importants en études et en évaluations de BIDUR à GURATRANS. Ces études et évaluations permettent des diagnostics partagés et commentés des deux côtés de la frontière et doivent ensuite servir de base à des actions nationales appuyées sur les compétences territoriales des différents organismes à l’œuvre.

 

Après le temps des diagnostics et des états des lieux la nécessité d’une gestion coordonnée du bassin versant transfrontalier de la Bidassoa et de l’estuaire n’a guère dépassé l’étape des déclarations d’intention.

 

 

[1] ACRONYMES UTILISÉS :

 

BRGM = Bureau de recherches géologiques et minières

 

CEREMA = Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) est un établissement public tourné vers l’appui aux politiques publiques

 

DICRIM = Document d’information communal sur les risques majeurs

 

PPRL = Plan de prévision des risques littoraux

 

 

 

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2 octobre 2020 5 02 /10 /octobre /2020 15:40

Manifestation silencieuse de soutien envers les internés aux abords du centre de rétention

administrative d'Hendaye. 

Crédit photo : Archives Pierre Sabathié

 

 FOCUS 2019 SUR LA RÉTENTION ADMINISTRATIVE DES ÉTRANGERS EN FRANCE

 

Dans le Rapport annuel 2019 de 122 pages qu'elles viennent de publier, les associations d'aide aux réfugiés ASSFAM-Groupe, SOS Solidarités, France terre d’asile, Forum Réfugiés-Cosi, La Cimade et Solidarité Mayotte, dévoilent une longue liste de situations accablantes qui surviennent dans les centres et locaux de rétention éparpillés sur notre territoire et dans lesquels sont confinés, généralement pour de nombreux jours, les réfugiés et les sans-papiers qui ont la plupart du temps été interpellés lors de contrôles policiers effectués le plus souvent "au faciès " sur la voie publique.

 

La "patrie des droits de l'homme", dont on sait qu'elle s'attire de nombreuses critiques internes et internationales en usant de ces méthodes injustifiées qui sont indistinctement appliquées autant à l'encontre des voyageurs isolés que les familles avec enfants en bas-âges, est depuis l'élection du président Macron, en 2017, prise de nouveau au piège d'une politique migratoire "du chiffre" qui traque impitoyablement ces gens envers lesquels on a le plus souvent rien d'autre à reprocher que de poursuivre le rêve de parvenir à échapper aux guerres ou à la misère qui règnent dans les pays d'où ils proviennent. Ces derniers se trouvent ainsi dans une impréparation totale et bien compréhensible lorsqu'ils sont interpellés et accusés d'être en situation de non-conformité administrative.

 

Ailleurs, dans les autres démocraties européennes, celles qui ne sont pas déjà sous le coup de régimes autoritaires de style hongrois ou polonais, la rétention administrative est une contrainte physique qui n'est utilisée qu'en ultime recours. Ce n'est donc pas parce que notre pays n'a pas trouvé les moyens de se doter de lieux d'hébergements suffisamment dignes ou encore d'écourter de façon significative le temps de traitement des dossiers déposés auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), que l'on doit traiter ces interpellés comme si l'on avait affaire à des criminels potentiels. 

 

Nous vous recommandons vivement de parcourir ce rapport qui ne peut laisser personne indifférent puisque l'un de ces centres de rétention est situé en bordure de notre rue Joliot-Curie, ce qui ne suscite évidemment pas la fierté des Hendayais-es. et révolerait le couple  de grands humanistes et pacifistes que furent Irène et Frédéric Joliot-Curie (tout deux Prix Nobel de Chimie 1935) s'ils avaient encore été de ce monde.

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

        Lire le rapport :

 

https://www.lacimade.org/wp-content/uploads/2020/09/La_Cimade_Rapport_Retention_2019-1.pdf

 

 

 

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5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 14:51
SUIVRE CI-DESSOUS L'ÉVOLUTION DE LA SECONDE VAGUE DE LA PANDÉMIE DE COVID-19 AU QUOTIDIEN.

    

   Caricature : Fred Sochard

 

COVID-19

Mill Valley, Californie, lors de la grippe espagnole de 1918.
       Sur la pancarte de la personne située à droite on peut lire : " Portez un masque, sinon vous irez en prison".
 
 
 

L'ÉVOLUTION DE LA PANDÉMIE DE COVID-19 AU FIL DES JOURS

 

 

Derniers commentaires de notre rédaction

 

23/10  -  Les relevés de ce jour évoquent 41 622 nouvelles contaminations en France en 24 Heures, envolée exponentielle qui ne peut que mener à une perte de contrôle sur le développement de la pandémie si des mesures drastiques ne sont pas rapidement prises.

 

23/10 - Selon les relevés hebdomadaires établis par l'OMS et ceux quotidiens de la Johns Hopkins University (USA), la situation sanitaire liée à la pandémie de covid-19 serait la suivante au sein des 5 pays les plus peuplés de l'UE (Royaume-Uni compris) :

 

 

Nouveaux cas hebdo au 20/10    Cumul au 22/10    Cumul des décès

Allemagne              39 110                      407 986               9 960
Espagne              50 877                  1 026 281              34 521
 France

           146 777                  1 041 991             34 237

Italie              53 042                      465 726             36 968
Royaume-Uni            114 584                      813 451             44 437

 

22/10  -  Les pointages établis par la Johns Hopkins University (USA) révèlent que des cumuls du million de cas sont enregistrés en Espagne et en France, plaçant ainsi ces deux Etats au 6 et 7 rang mondial des pays les plus impactés par la pandémie de Covid-19.

 

21/10  - L'Institut Pasteur annonce dans un communiqué de presse que deux de ses candidats vaccins (l'un utilisant un vecteur lentiviral, l'autre à ADN) sont situés parmi la vingtaine de ceux qui pourraient permettre la mise au point d'une vaccination fiable contre le coronavirus de par le monde : https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/covid-19-avancement-trois-programmes-recherche-candidats-vaccins-institut-pasteur?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Newsletter_de_lInstitut_Pasteur__n34&utm_medium=email

 

18/10  -  Notre pays a enregistré 32 427 nouveaux cas de covid-19 au cours des dernières 24 heures, ceci le situant au troisième rang journalier mondial derrière l'Inde (1 326 millions hab.) suivie des USA (330 millions hab.)

 

17/10 - Le géant allemand des produits surgelés FROSTA, également présent sur le marché français avec ses mets, annonce devoir arrêter sa production dans l'une de ses unités située en Rhénanie-Palatinat, région frontalière à la Moselle,  suite à une contamination au covid-19 d'un quart de ses employés. Source : Merkur.de

 

16/10  -   L'OMS rapporte que 30 543 nouveaux cas de covid-19 ont été enregistrés en France au cours des dernières 24 Heures. Ce nombre situe notre pays au troisième rang journalier mondial derrière l'Inde et les USA.

 

11/10  - Alors que la journée du 09 octobre s'était soldée en France par 20 339 cas de contaminations supplémentaires, hier, vendredi 10, ce sont 26 896 nouveaux cas qui ont été enregistrés, succession de nombres qui ne peut nous mener qu'à un retour des mesures de confinement et nous place provisoirement dans le quarto mondial des pays qui connaissent le plus grand nombre de nouveaux cas.

 

Évolution de la seconde vague de Covid-19 au sein de l'UE :

 

Cartes comparatives des nouveaux cas de COVID-19 notifiés sur les semaines 40-41 (carte du dessus  mise à jour le 16/10) et sur les semaines 41-42 (carte du dessous mise à jour le 23/10) par régions et fractions de 100 000 habitants des pays de l'UE. On remarque une accentuation de la pandémie partout en Europe et en particulier en Allemagne, Autriche, Espagne, France, Irlande, Italie, Pologne ainsi qu'en Roumanie.

 

La dernière mappemonde publiée par l'OMS ce mercredi 21/10 rapporte que l'Espagne, la France, ainsi que le Royaume-Uni se situent actuellement parmi les pays européens où plus de 1 000 nouveaux cas de covid-19 ont été enregistrés par million d'habitants au cours des 7 derniers jours.

 

 

Sélection de sites permettant d'obtenir des informations sur la pandémie :

 

Les informations fournies par le site Santé publique France https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/articles/infection-au-nouveau-coronavirus-sars-cov-2-covid-19-france-et-mo étant difficiles à parcourir du fait qu'un enchevêtrement de reports de pages complique un suivi de l'évolution de la pandémie en France et dans le monde, nous proposons à nos lecteurs de se reporter sur les pointages globalement plus explicites qu'éditent quotidiennement l'OMS https://www.who.int/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/situation-reportshttps://covid19.who.int/table, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC, agence sanitaire de l'UE) https://www.ecdc.europa.eu/en/cases-2019-ncov-eueea, ou encore le site hospitalo-universitaire Johns Hopkins (USA) https://coronavirus.jhu.edu/map.htm qui centralise également des données mondiales.

 

 

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5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 10:43

 

Épandage d'herbicides et pesticides dans l'agriculture productiviste. Photo : AFP

                                                                                                                                                                  L'EFFONDREMENT D'UN  MYTHE                                                                               

L'Autriche est le premier pays de l'UE à avoir décidé il y a un an d'interdire le glyphosate. Cette interdiction devrait entrer en vigueur après quelques retards.

 

Néanmoins, ce pays a encore un obstacle à surmonter : la Commission européenne doit accepter l'interdiction. Bayer-Monsanto, producteur quasi-monopoliste de ce produit tant décrié, essaie naturellement d'empêcher cela avec ses lobbyistes omniprésents au sein des instances bruxelloises.



La multinationale veut à tout prix mettre un terme à cette tentative d'interdiction car elle sait que si l'Autriche parvient à être le premier pays de l'UE à obtenir gain de cause sur le glyphosate, d'autres suivront aussitôt. Les herbicides et pesticides synthétiques étant des vaches à lait pour l'industrie agrochimique, cette dernière défend donc par tous les moyens la prolongation de l'utilisation de ces produits qui font de nombreux ravages tant sur les plans de la biodiversité et de l'environnement que celui de notre santé.                                                   

 
 
La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT
 
 
 
PS : Bayer-Monsanto a enregistré une perte de près de 10 milliards d'euros au deuxième trimestre de cette année 2020. La cause de ce trou abyssal est à mettre sur le compte de la provision qu'elle a dû constituer au sujet du glyphosate, herbicide qui est son produit phare et a déjà entraîné le paiement d'un milliard de dollars à des plaignants américains qui ont contracté un cancer à cause de ses effets et va entraîner le déboursement de 9 autres milliards suite à un compromis passé avec les autorités judiciaires américaines qui permettra d'indemniser près de 125 000 plaignants victimes de cet herbicide.[2] Il y a quelques semaines à peine, la cour d'appel californienne a confirmé un jugement contre la multinationale allemande, tout en réduisant à 20,5 millions de dollars le montant de l'indemnisation réclamée par l'avocat de l'un des plaignants qui était atteint de leucémie.                                                  
                                                                                                                        
On voit que les faits scientifiques, la loi ainsi que les pressions citoyennes parviennent à rendre toujours plus contestable l'utilisation des poisons cancérigènes utilisés en agriculture. Voilà qui devrait inciter les instances nationales de la FNSEA à sortir d'urgence de l'agriculture productiviste, mère de tous les maux que connaît notre terroir.
 

 

 

[1] Avant que l'interdiction du glyphosate entre en vigueur en Autriche le 1er janvier 2020, la chancelière autrichienne de l'époque déclarait qu'elle ne pouvait transposer l'interdiction dans le droit national, le Parlement autrichien ayant soumis la demande à l'UE avec des erreurs procédurales. En conséquence, le Parlement autrichien a reformulé sa notification à l'UE en mai 2020 et la Commission européenne a jusqu'au 19 août 2020 pour exprimer son point de vue ou présenter des objections sur cette demande d'interdiction. 

 

[2] https://www.journaldemontreal.com/2020/06/24/roundup-bayer-va-indemniser-les-plaignants-americains-a-hauteur-de-10-milliards-de-dollars-1

  

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5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 09:35

Le champignon nucléaire qui a suivi l’explosion de la première bombe atomique, lâchée par le bombardier américain Enola Gay, sur la ville japonaise de Hiroshima, le 6 août 1945. (Photo d’archives Hiroshima Peace Memorial Museum/AFP)

 

                                   

 

75 ANS APRÈS

 

 

" Pour les mouvements des hibakusha*, il n’est pas question d’oublier que c’est le Japon qui a déclenché la guerre et que les victimes des bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki ne sont pas apparues « sans raison ». Pour ces organisations, les armes nucléaires sont le « mal absolu » et le seul moyen de s’assurer qu’elles ne seront jamais plus utilisées est de les abolir au niveau international."

 

 

Notre rédaction vous propose de lire à l'occasion de cette commémoration le lucide et percutant article de Kanazaki Yumi, directrice du comité de rédaction du bureau éditorial du Centre Média pour la Paix de Hiroshima et auteure de :  « Ramper vers la lumière – À la poursuite d’un monde sans armes nucléaires » :

 

https://www.nippon.com/fr/in-depth/c08201/?pnum=1

 

 

* Mouvements des survivants de ces deux explosions atomiques.

 

 

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 13:46

                                            Les villes d'Hendaye et Hondarribia vues du ciel

 

 

Vous n'avez jamais lu ou souhaitez relire des articles qui au fil des années ont permis au présent site de conforter le succès qu'il rencontre auprès de lectrices et lecteurs intéressés par des thématiques qui traitent de nos problèmes de société ou environnementaux ?

 

Cliquez donc sur le lien ci-après pour retrouver ces articles aux sujets très divers et qui sont classés selon l'ordre décroissant de leur popularité :

 

 

                           http://hendaye.environnement.over-blog.fr/top

 

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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 15:14

Capture d'écran extraite du rapport de l’Action chrétienne pour l’abolition de la torture (ACAT) sur les violences policières paru en mars 2020, illustrant un plaquage ventral.

 

Les décès engendrés par suffocation qui font actuellement débat lorsqu'ils sont dus à la pression d'un genou appliqué avec force et insistance sur le cou d'un interpellé lors d'un plaquage ventral pratiqué par les forces de l'ordre, prennent un caractère particulier dès lors qu'ils font surtout des victimes parmi les  "insurgés" dits "de couleur".

 

Les affaires Traoré et Floyd nous invitent à méditer le poème ci-après qui nous fait deviner que ces violences intolérables peuvent parfois avoir leur source dans une disposition d'esprit de leurs auteurs qui n'honore en rien ces corps de fonction publique, qu'ils soient d'outre-Atlantique, d'ici ou encore d'ailleurs.

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

POÈME À MON FRÈRE BLANC

 

Cher frère blanc,
 

Quand je suis né, j’étais noir,
Quand j’ai grandi, j’étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.

 

Tandis que toi, homme blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.

 

Alors, de nous deux,
Qui est l’homme de couleur ?

 

Ce poème, que certains attribuent à Léopold Sédar SENGHOR, serait en réalité le fruit des vues humanistes d'un tout autre auteur, puisque ces lignes n’apparaissent dans aucun des écrits de ce célèbre écrivain et ancien homme d’État sénégalais décédé en décembre 2001.

 

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 15:10

Bayonne : Les abords de la cathédrale lors du confinenement.

 Photo : Thomas+Dutour-Shutterstock

 

En ces temps de pandémie virale deux concepts foncièrement antinomiques se dégagent des attitudes à tenir pour contenir la propagation exponentielle du Covid-19. L'un consiste à isoler les humains afin de préserver ceux-ci d'une propagation du virus  et éviter ainsi une contamination de masse qui mènerait inexorablement à un rapide débordement des moyens hospitaliers, l'autre s'oriente vers une exposition sciemment consentie des individus au virus de façon à parvenir à une  contamination rapide d'environ 60 à 70 % d'entre eux qui mène alors à un blocage de propagation de la contagion pour un moindre coût économique, mais à un bien plus grand nombre de décès auprès des populations les plus âgées en contrepartie.

 

La première de ces deux doctrines est celle qui a été conséquemment appliquée sous la désignation de "confinement" dans des pays comme l'Italie, l'Espagne ou encore la France et bien d'autres États de par le monde. La seconde, connue sous l'appellation de "d'atteinte du seuil d'immunité collective" a été la voie essentiellement choisie par des pays où règne l'idéologie d'inspiration ultra-libérale comme les USA ou encore le Royaume-Uni.

 

L'analyse ci-après qui nous vient d'un scientifique franco-canadien. Elle contient en filigrane la trame de la dissension  philosophique qui oppose les deux façons de mener ce combat pour la préservation de chacune de nos vies. 

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

 

 

L'article est extrait du site Options politiques, publication en ligne de l'Institut de recherche en politiques publiques (IRPP / CANADA). Il est un des éléments du dossier "La pandémie de coronavirus : la réponse du Canada".

 

 

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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 16:04

 

Infirmière au chevet d'un patient atteint du Covid-19. Photo : Le Télègramme

 

 

La radio de droit public Deutschlandradio, institution d’outre-Rhin comparable à Radio France, vient dernièrement de réaliser une émission dont le but était de tenter d’analyser les informations statistiques livrées à la population par les autorités allemandes en liaison avec l'évolution de l’actuelle pandémie de Covid-19.

Il ressort de cette intervention que, tant en Allemagne qu’en France, mais aussi probablement dans la plupart des pays impactés par cette pandémie qui ont également tendance à n'évoquer que les victimes des autres pays, les chiffres quotidiennement communiqués au public ne parviennent pas résister à l’analyse critique du monde scientifique Na de bonnes raisons d'estimer que ces données officielles sont largement sous-évaluées.

Nous reprenons ci-après l'essentiel de l'argumentaire évoqué par cette radio.

La rédaction d’HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

Covid-19 : Quel est le nombre de cas non déclarés d’infections dues au coronavirus en Allemagne ?

 

 

 

Selon l’université américaine Johns Hopkins, plus de trois millions de personnes dans le monde ont reçu un diagnostic de coronavirus, l'Allemagne étant l’un es pays les plus touchés en terme de nombre. Il est clair que les chiffres officiels ne reflètent pas pleinement la réalité et qu’il existe un chiffre non divulgué. Il existe diverses conjectures et calculs concernant leur nombre.

 

Il est difficile de déterminer le chiffre non divulgué. Cela est dû en partie au fait que de nombreux cas sont bénins. Ceux qui ne remarquent même pas qu’ils sont infectés ne peuvent généralement pas être testés et ne s’isolent pas. De plus, la connaissance plus approfondie du virus devrait d’abord parvenir à se diffuser.

 

L’Institut Robert Koch entame de nouvelles études

 

Le président de l’Institut Robert Koch (RKI), Prof. Dr. Lothar H. Wieler, a d’abord déclaré qu’il n’y avait aucune raison de supposer que le nombre de cas non signalés en Allemagne était particulièrement élevé, car les tests avaient commencé très tôt en Allemagne et qu’il y avait généralement été fait beaucoup de tests. Comme pour les autres pays, les experts s’attendent désormais à un nombre élevé de cas non signalés en Allemagne.

 

Le RKI a également annoncé plusieurs études sur la propagation du coronavirus en Allemagne. Il est examiné si des anticorps contre le SRAS-CoV-2 peuvent être détectés dans le sang des participants à l’étude. Cela devrait déterminer combien de personnes ont subi une infection et ont été immunisées au moins pendant un certain temps. Les résultats des études sur les anticorps sont " d’une grande importance pour parvenir à plus précisément évaluer l’évolution et la gravité de la pandémie et mieux appréhender l’efficacité des mesures prises ", estime cette institution.

 

" L'étude Heinsberg " suppose dix fois plus d'infections

 

En effet, jusqu’à présent, la plupart des tests d’anticorps ont été considérés conne inexacts, car certains d’entre eux fonctionnent également avec des anticorps dirigés contre d’autres coronavirus. Ce n’est que lundi que la société pharmaceutique Roche a déclaré qu’elle avait développé pour la première fois un test d’anticorps avec une fiabilité proche de 100 %.

 

La critique vient également du Prf. Dr. Gérard Krause, épidémiologiste en chef du Helmholtz-Zentrum für Infestkionsforschung. Ce dernier a déclaré à l’hebdomadaire Der Spiegel que la projection chiffrée de "l’étude Heinsberg " (https://www.uni-bonn.de/neues/111-2020) n’était basée que sur sept décès liés à une infection au coronavirus. " Une mort plus ou moins enregistrée est vraiment importante ", a-t-il déclaré. De plus, les résultats ont été difficiles à transférer en Allemagne. Par exemple, le taux de mortalité pourrait être sous-estimé car pratiquement aucune maison de retraite n’a été déclarée affectée.

 

Source : Deutschlandradio, 8 mai 2020

 

Traduction : Google (améliorée par Sirius, notre germanophile maison)

 

 

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 10:01

                                               Notre planète vue de la stratosphère.

   DEMANDE DE PARTICIPATION À QUESTIONNAIRE

D'UNE JEUNE ÉTUDIANTE

 

Alors que le réchauffement climatique engendré par l'activité humaine va dans les décennies à venir fortement impacter notre environnement ainsi que notre mode de vie, notre jeunesse tente de se préparer au mieux à ces changements, et ce afin de ne pas se trouver brutalement confrontée à ce crucial problème, de la même façon que nous nous sommes trouvés dépourvus de moyens efficaces pour lutter contrer l'actuelle pandémie de COVID-19.

 

HENDAYENVIRONNEMENT partage les appréhensions de nos générations montantes qui seront encore plus confrontées que nous l'auront été à ces nouvelles données, et prie donc conséquemment ses lectrices et lecteurs de bien vouloir trouver le temps de répondre au petit questionnaire contenu dans le lien ci-dessous. Ceci aidera grandement une jeune et engagée étudiante à rédiger son mémoire dans des conditions appréciables en ces temps de confinement. 

 

Voici le libellé de sa demande d'aide :

 

" Étudiante en géographie, mon mémoire de recherche porte sur la gestion du risque inondation sur la commune d'Hendaye. Dans ce cadre, je mène un questionnaire sur la perception du risque par les Hendayais et les Hendayaises. Le questionnaire est anonyme, il n'y a pas de "bonne réponse" et il ne faut pas avoir de connaissances particulières sur le sujet pour y répondre. De plus, il ne prend pas plus d’une dizaine de minutes à remplir :

 

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSePH3HstQJLNlROa8pSoqjtey2Brq1zvO-xHnkQ__pHBgtgGg/viewform?usp=sf_link

 

Merci pour votre participation. "

 

La rédaction d'HENDAYENVIRONNEMENT

 

 

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